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" Lorsque des amis m'ont un jour montré, sur photos, quelques
ébauches du travail de Jean-Louis Sauvat, j'ai aussitôt
souhaiter le rencontrer. Je préparais alors le spectacle de Triptuk et
souhaitais y incorporer un travail de sculpture. Il y a en effet, un
paradoxe à utiliser des sculptures dans un spectacle. Une sculpture,
comme une peinture, comme n'importe quelle oeuvre d'art, est en soi un
spectacle, une création qui se suffit à elle-même. Voilà pourquoi
j'ai suggéré à Jean-Louis Sauvat de ne pas terminer les
sculptures que je lui demandais, de ne m'en donner que des pièces
inachevées, que je pourrais, moi, achever, en tout cas compléter, par
une chorégraphie, par la relation que deux danseurs pourraient établir
avec elles. Si cela se fit sans problème, si la collaboration fut
parfaite, c'est pour une double raison. La première est que Sauvat a,
dans son travail d'artiste, le sens du mouvement. La econde est que je
sus tout de suite que je n'avais pas à faire à un artiste ordinaire,
mais à un cavalier.
Il est depuis devenu un ami ".
Bartabas.
Bartabas
Académie Équestre à Versailles
Interview
: Le cheval, Sauvat, l'homme
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